Extrait de la préface de l’ouvrage, par Cristina BIAGGI, spécialiste de la Préhistoire mégalithique, écrivain et artiste

« Dominique JONGBLOED a écrit un livre qui inaugure une nouvelle perspective unique et passionnante sur les débuts de l'histoire humaine.

Il suggère, à contrario de la pensée générale, que la civilisation n'a pas commencé en Turquie (Catal Hüyük) et au Moyen-Orient (Jéricho) comme on le pense généralement.

Il réunit et présente des arguments forts en ce qui concerne la possible existence de quatre "civilisations antédiluviennes» antérieures à cette époque : Shambala au Tibet, la civilisation Hyperboréenne au cercle Arctique, Mu dans les océans Pacifique et indien et l'Atlantide, quelque part dans l'Océan Atlantique mais avec des traces de son influence en Méditerranée.

Il conjecture que ces civilisations aient pu exister entre - 117.000 et - 6.000 BP et furent détruites par des désastres naturels, probablement des inondations et des dérèglements climatiques.

Sa description et l'examen minutieux de ces civilisations est le noyau central du livre - ce qui rend ce dernier fascinant.

Avec la recherche étendue à l'ensemble de la planète et les photographies des restes des dispositifs architecturaux cyclopéens et artefactuels sur terre ou sous les eaux côtières de l'ensemble du monde, l'auteur présente de solides arguments validant l'existence de ces civilisations. Des ruines sous-marines ont été découvertes près des rivages partout dans le monde. En fait, elles deviennent de plus en plus incontournables.

En plus de décaler, par rapport à l'heure actuelle, la limite des terres côtières et des niveaux des océans, il y a la question de nombreuses catastrophes significatives enregistrées et donc confirmées dans le pléistocène, comprenant notamment quatre déluges principaux                  entre - 117.000 et - 6000 BP qui ont affecté avec certitude l'humanité et les masses géographiques de la terre. Ces événements pourraient avoir facilement contribué à l'apparition ou à la disparition de caractéristiques géographiques de la terre ainsi qu'aux civilisations qui pouvaient l'habiter à ces époques.

Un point intéressant : Dominique JONGBLOED fait résulter de son examen soigneux des cartes antiques, la découverte que celles-ci contiennent parfois les reliefs géographiques connus actuellement mais qui n'avaient pas été explorés à l'époque à laquelle les cartes furent dessinées. Par exemple, certaines  cartes antiques montrent des éléments géographiques existants tels que des fleuves,des montagnes ou des reliefs côtiers qui sont maintenant profondément sous l'océan. Comment cela est il possible ?

L'auteur affirme que ces cartes, au sujet des reliefs topographiques anormaux pour les connaissances de l'époque, ont été basées sur des cartes beaucoup plus anciennes, connues tout d'abord oralement, de génération en génération, avant l'histoire écrite. Je trouve cette approche très intéressante.

Dominique JONGBLOED, en explorateur et archéologue, consacre beaucoup de temps à l'Atlantide qu'il présente comme la dernière des civilisations "perdues" qui aurait engendré la civilisation extrême européenne suivante : la civilisation des Mégalithes. Pour moi, c'est sa théorie la plus passionnante.

L'Atlantide a longtemps été un sujet de spéculations et d'intrigues, avec beaucoup de points de vue divergents à son sujet. Tandis que quelques experts sont d'accord avec le philosophe grec Platon qui a décrit l'Atlantide et a estimé pour la première fois qu'elle était située au sortir de la Méditerranée, Dominique JONGBLOED, lui, conjecture que c'était quelque part dans l'Océan atlantique et que peut-être les îles Bimini sont des restes atlantidéens. Son point de vue est soutenu par des découvertes récentes de ruines sous-marines dans les eaux côtières autour de ces îles L'Auteur présente un argument fort lorsqu'il affirme que l'Atlantide aurait culturellement et artistiquement influencé les constructeurs de mégalithes des régions côtières de l'Europe et de l'Afrique du Nord : Les mégalithes côtiers sont apparus la première fois autour du 5ème millénaire avant Jésus Christ, ce qui semble placé de manière censée après la disparition de la civilisation Atlante par un désastre naturel.

Il présente sa théorie en démontrant qu'autour de la période du désastre, la civilisation Atlante a colonisé les rivages de l'Europe, la côte du nord de l'Afrique, de l'Égypte et des côtes italiennes.    Il y a suffisamment d'évidences archéologiques au cours du Paléolithique pour que la prédominance de la navigation à cette époque prête créance à cette théorie.

Dominique JONGBLOED apporte des arguments persuasifs pour valider une influence Atlante sur les cultures mégalithiques du début du Néolithique quand il compare les méthodes de construction des édifices cyclopéens et les dispositifs architecturaux des monuments mégalithiques vis-à-vis de certaines des structures sous-marines dans des secteurs côtiers autour du monde, particulièrement en Europe de l'ouest et en Méditerranée.

Je reconnais, quoique ce ne soit pas très scientifique, qu'une partie des recherches dans le domaine archéologique réside sur l'intuition L'auteur a examiné en détail un certain nombre de tablettes gravées des diverses parties de l'Europe et qui remontent du 6ème au 5ème millénaire avant Jésus Christ. Celles-ci montrent une forme d'écriture bien plus vieille que l'écriture sumérienne. Parmi ces dernières sont les tablettes de Tartaria de la culture de Vinça et les tablettes trouvées à Glozel,en France.

Selon Marija Gimbutas, l'archéologue faisant autorité sur l'archéologie de cette période, des objets et des tablettes européennes et orientales avec des inscriptions semblables ont été trouvées dans plus de 1000 emplacements en Europe et constituent la base d'un prototype de langue.

Puisque les archéologues traditionnels sont malheureusement attachés à la croyance courante que l'écriture a commencée en Mésopotamie, l'importance de ces tablettes et des divers objets montrant des inscriptions semblables dans l'ensemble de l'Europe de l'Est a été en grande partie ignorée en dépit de l'existence d'une datation fiable et de la certification de la provenance de celles-ci parfaitement documentée.

Si on considère la recherche intense et les nombreuses écritures sur le sujet par des archéologues et des chercheurs respectés et reconnus, il semble révolutionnaire de penser que la langue écrite puisse avoir une date antérieure à celle donnée pour la langue des Sumériens, longtemps crédité comme « inventeurs » de l'écriture.

La partie finale du livre de l’explorateur est consacrée à un examen de la possible langue antédiluvienne  basée sur l'étude des langues préexistantes antiques et d'inscriptions anciennes comprenant celles de Tartaria, en Roumanie et les tablettes de Glozel en France.

« Lire Civilisations antédiluviennes c'est partir pour un voyage passionnant vers des territoires complètement inexplorés, c'est faire un voyage émouvant aux détours inattendus.

Tout au long de l'itinéraire que nous propose l'auteur, des questions étonnantes se posent et des inférences intéressantes sont faites. Il est clairement évident que la recherche de l'auteur a été prodigieuse et la documentation complète.

Le lecteur est laissé avec plus de questions que de réponses - ce qui le dirige forcément vers une lecture plus complète et donc plus enrichissante de cette période de l’histoire de l’Humanité.

Dominique JONGBLOED a effectué un travail de pionnier, cependant très accessible, et je ne peux que recommander fortement la lecture de cet ouvrage ».

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